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Expériences personnelles

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lundi 7 novembre 2011

Son complexe d'Oedipe

Ma fille a 5 ans.

Depuis quelques mois, elle est en plein complexe d'Oedipe.

Pour elle, je suis l'homme idéal et aucun autre garçon ne peut ou pourra rivaliser avec moi. Souvent quand elle me parle de garçons, elle les trouve juste bêtes et méchants, sans compter qu'elle a vécu il y a deux semaines, sa toute première déception amoureuse.

Là où son comportement est quelque fois troublant, c'est qu'elle essaye souvent de me faire des bisous sur la bouche ou tente par des stratagèmes de séduction de m'extirper de mon lit pour que je vienne la rejoindre. Elle est comme amoureuse parfois.

Même si je l'aime plus que tout au monde, de mon devoir de père, je suis amené à garder une certaine distance envers elle lorsque je sens que ça va trop loin ou que ça devient malsain. C'est vraiment un travail très délicat.

Extrêmement proche et complice tous les deux, je suis contraint parfois de lui rappeler que j'ai moi aussi beaucoup de défauts et que tous les hommes sont ainsi faits : de qualités et de défauts. La seule différence peut-être avec les autres, c'est qu'elle peut être certaine que je l'aimerai toujours.

Merci Freud et mes anciens cours de Psy. Encore 2 ans max et on passera à l'étape suivante !

mardi 18 octobre 2011

Comportement obsessionnel

Je m'inquiète depuis quelques mois.

Un de mes proches adopte un comportement typiquement obsessionnel où son seul et unique sujet de conversation est la religion. S'y ajoute souvent des discours de haine et d'intolérance vis à vis des autres et c'est ce qui m'inquiète le plus. Cette personne dort mal, s'isole, est mal dans sa peau et ne vit plus qu'à travers des textes et des vidéos religieuses qu'elle a trouvé sur internet.

La plupart du temps, lorsqu'on est face à ces personnes, surtout lorsqu'elles nous sont chères, on a parfois envie de comprendre leurs réactions, souvent à l'origine d'une détresse (note : il est plus grave de manquer d'amour que de nourriture). Mais c'est une grosse bêtise que de franchir le pas en pensant vouloir l'aider alors que nous ne sommes fondamentalement pas compétents à le faire.

Si cela va trop loin et qu'il peut y avoir un danger pour elle ou pour les autres, il reste toujours des mesures juridiques pour protéger cette personne d'elle-même. Inutile de préciser que le chemin sera alors très rude.

dimanche 12 décembre 2010

Étrange coïncidence

Il m'a fallu passer par une période comme celle-ci et un retour aux sources pour être tombé par hasard sur 2 ouvrages de mon enfance. Ils étaient soigneusement rangés dans les étagères. C'est en cherchant de quoi nourrir mon esprit que je suis tombé dessus.

Il y a 25 ans (imaginez bien que ça fait loin, même très loin), je suis passé par une période dite "mystique". Etant (déjà à l'époque) un enfant quelque peu "atypique" et par dessus tout, déjà bien "empathique", je voulais à tout prix être prêtre, foutant la trouille à mon père qui voulait que son seul et unique fils à l'époque, perpétue sa descendance.

Ma foi d'enfant était tellement encrée au fond de moi que je priais sans relâche pendant deux bonnes années avec pour seule référence, ces deux ouvrages. Je trouvais la prière plutôt "apaisante" et c'était surtout mon seul et unique échappatoire face à ma relation avec mon père. Car plus ce dernier tendait à rentrer tard à la maison, plus j'avais des chances de passer un sale quart d'heures en sa compagnie... Oui, mon paternel fait parti de ces personnes qui ne se contrôlent plus lorsqu'ils sont sous l'effet de l'alcool. Point je n'en reparlerai plus jamais de ce sujet sur ce blog.

C'est donc aujourd'hui avec des yeux d'adulte que je relis ces deux ouvrages qui sont l'ancien et le nouveau testament. Miracle ou pas, c'est sans aucune douleur du passé que je reparcours ses pages. J'ai appris par exemple, que la bible avait forgé une grande partie des valeurs de l'homme que je suis devenu aujourd'hui. Des retrouvailles en quelques sorte et qui vont, je l'espère, continuer à me donner d'autres repères.

mercredi 8 décembre 2010

Une rencontre, un message

Hier, j'étais à Limoges pour des raisons professionnelles. Pendant le repas, j'ai échangé avec un délégué syndical FO sur sa vision politique actuelle de la France. C'est sans langue de bois qu'il m'a tenu un discours sincère et tranché, riche de ses trente ans de militantisme acharné.

Après à peine 5 minutes de conversation, j'étais sidéré de voir à quel point il tenait un discours peu socialiste, partant du principe que les français n'avaient qu'à ne pas dépenser au dessus de leurs moyens, sans quoi on n'en serait pas là aujourd'hui. Il était dégouté de constater qu'au sein même de son organisation, des hauts dirigeants profitaient du système pour se meubler en produits high tech à des fins personnelles et qu'il était nécessaire, voir vital de réformer, de supprimer une bonne partie de nos acquis sociaux (retraites, sécu, etc.). Oh my god, comment pouvait-il en arriver là ? C'est vrai que de mon côté, j'ai aussi un peu fait le même constat dans la mesure où j'ai rarement croisé dans ma vie professionnelle des élus qui avaient pour seule motivation la défense des autres avant eux-même.

"Tu sais camarade, tout le monde est pourri et tous ceux qui ne le sont pas encore, vont finir par le devenir. Comment défendre des valeurs humaines dans un monde peuplé d'égoïstes ?" me répétait-il.

C'est en abordant mes convictions politiques à mon tour que je lui ai raconté un peu de mon histoire. Fils de riches familles d'immigrés, mes parents avaient tout perdu pendant la guerre froide à cause de l'invasion des communistes. C'est dans cette rancœur que mes parents m'ont toujours encouragé à voter à droite, rejetant systématiquement toutes les parties adverses.

N'ayant pas connu ce que mes parents ont réellement enduré, j'ai commencé par abonder dans leurs sens avant de construire mes propres convictions. Je me disais qu'après tout, la France est un pays qui a très bien accueilli ma mère et moi. Grâce aux aides sociales, nous avons eu un toit, des vêtements et à manger. La France m'a même permis d'aller à l'école et m'a soigné, tout ça toujours ou presque gratuitement. Comment tout cela aurait été-il possible si ma mère ne m'avait pas mis au monde en France ? Alors oui, j'aime ce pays aux valeurs sociales et républicaines et j'ai envie qu'il reste le même pour mes enfants.

Un merveilleux film à voir en ce moment :
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vendredi 12 novembre 2010

Mon incroyable retour du Japon (escale à Pékin)


Avec un décollage prévu à 09h00, je pensais qu'en prenant le premier Narita Express à 06h01 de mon hôtel à l'aéroport de Tokyo, j'aurais eu largement le temps d'embarquer. Après tout, je ne pouvais pas faire mieux et les trains au Japon sont réputés pour être très ponctuels.

A 06h01 pile, mon NE arrive comme prévu sauf qu'au lieu de mettre 1h10 pour arriver à l'aéoport, il met 2h15 pour des raisons dites de sécurité. Embarquement prévu à 08h00, j'arrive à 08h15 en me voyant déjà prendre un nouveau billet pour Paris le lendemain. Coup de chance, l'agent de la compagnie aérienne accepte finalement de m'enregistrer suite à une discussion un peu musclée sur les motifs de mon retard.

Dans l'avion en direction de Pékin, lieu de mon escale, l'aménagement des chaises passagers de China Airlines sont à l'image de la taille des asiatiques, à savoir rikiki. La distance qui sépare mon fauteuil de celui de devant ne doit pas excéder 20cm. Pour ma part, pas de problème sauf pour mon voisin écossais de droite qui a 4 têtes de plus que moi. Ce dernier essaye de s'asseoir, se prête à des jeux accrobatiques et se résigne enfin à s'excuser platement parce qu'il est contraint de déplier sa jambre droite à l'endroit où j'avais les miennes. Grand et long moment d'intimité masculine qui dure plus de 4 heures de vol + 1 heure supplémentaire sur la piste de décollage à Tokyo pour des raisons mystérieuses qui m'ont pourtant été expliquées en chinois...

En arrivant à Pékin avec mon heure de retard, je sais qu'il me reste moins de 30mn de battement pour choper mon prochain vol pour Paris et je me retrouve coincé devant le seul et unique agent chinois qui vérifie les papiers des passagers en transit. On est près de 150 passagers, lui il est seul et prend son temps. Au bout de 45mn d'attente, je regarde le panneau des départs et j'apprends que mon prochain vol est retardé de 2 heures... A cet instant, je suis partagé entre soulagement et raz le bol des compagnies aériennes chinoises qui sont tout le temps à la bourre... tant pis, que cela ne tienne, je vais profiter de l'attente pour me commander une soupe pékinoise à Pékin et toc, 1 kiff, 1 !!

Après plus de 11 heures d'avion entre Pékin et Paris, j'arrive enfin à l'aéroport de Roissy vers 19h30 au lieu de 17h45. Je suis rincé, déphasé et je cherche rapidement le RER pour rentrer. Bien entendu, ce dernier trajet n'aurait pas été aussi mémorable si je n'étais pas arrivé le week end où il y avait des travaux du RER. Grand corps malade me l'avait dit : "la prochaine fois, tu prendras le bus" et hop, c'est parti...

VDM

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